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: : Actions européennes, immobilier : les placements gagnants de 2006

Dans un environnement économique favorable - croissance soutenue et amélioration des marges des entreprises dans le monde, taux d'intérêt historiquement bas en Europe…
- 2006 aura été une bonne année pour l'épargne des Français.

L'immobilier, avec des rendements réels significativement positifs et nettement supérieurs aux produits de taux, est demeuré un investissement attractif.
En immobilier d'habitation, les prix ont continué de progresser même si la hausse a été moins prononcée que les années précédentes (4,5% sur un an au 3ème trimestre, contre 11% en 2005 et 16% en 2004). L'engouement des Français n'a pas faibli. A en croire la dernière étude de l'INSEE et de la Banque de France, la part de la pierre dans la structure globale du patrimoine des ménages atteint actuellement les 60%, en hausse de 300% sur les dix dernières années, contre 35% pour les actifs financiers. Mieux : selon le dernier baromètre Epargne de TNS Sofres (juillet 2006) près des trois quarts des français estiment que l'immobilier constitue la meilleure alternative pour préparer la retraite, devant l'assurance vie (52%) et les placements financiers (25%).
Les perspectives du marché de l'habitation demeurent pérennes compte tenu du déséquilibre structurel entre l'offre et la demande. Une récente étude de l'INSEE montre qu'au cours des dix dernières années, le nombre de ménages s'est accru de 1,3% par an, soit environ 290 000, du fait de la banalisation des phénomènes de décohabitation (part croissante de célibataires et de familles monoparentales) et du vieillissement de la population. Or au cours de la dernière décennie, la construction de nouveaux logements n'a été que de 280 000 unités/an. Et même si elle a connu une nette reprise en 2004 et 2005, elle ne suffit pas encore pour combler le retard accumulé.

En immobilier d'entreprise (bureaux, locaux commerciaux et locaux d'activité), les investissements ont plus que doublé par rapport à la même période en 2005 accentuant ainsi la pression sur les rendements. Néanmoins, il convient de relativiser cette tendance, car les rendements de l'immobilier d'entreprise, actuellement compris entre 4,5% et 6%, demeurent plus attractifs que d'autres types de placements ayant un profil de risque similaire comme les produits de taux (les obligations en particulier dont le rendement est de 4%). De plus, les rendements du marché français sont significativement supérieurs à ceux des autres pays européens notamment l'Espagne (3,5 / 4 %), l'Allemagne (4 / 4,75%) et l'Angleterre (3 / 3,75%). C'est d'ailleurs cet écart qui explique l'intérêt accru des investisseurs étrangers pour le marché français.

Autre placement gagnant de l'année 2006 : les actions européennes qui représentent la plus grande partie des portefeuilles actions des investisseurs français. Leur hausse s'est inscrite dans un mouvement initié il y a près de 3 ans. Les baisses des taux d'intérêt, les hausses des matières premières et la forte demande en biens d'équipements provenant des pays émergents avaient été les principaux facteurs générateurs des fortes croissances des bénéfices constatées ces trois dernières années.
En 2006, la " demande " devenue trop forte s'est même transformée en " surchauffe " entraînant les prix des matières premières vers des niveaux jamais atteints et faisant ressurgir les craintes d'inflation. Dans le même temps, et c'est le paradoxe, les premiers effets des multiples hausses de taux " courts " aux Etats-Unis ont commencé à se faire ressentir sur la croissance du PIB américain. Pris de court, déstabilisé par des publications de résultats toujours de " bonne qualité " mais avec une visibilité de moins en moins bonne sur le scénario économique à retenir, les investisseurs ont pris leurs bénéfices dans un mouvement de quasi panique à la mi-mai sur l'ensemble des marchés actions, toutes zones géographiques confondues. L'incertitude s'est prolongée pour les actions japonaises (crainte d'une croissance économique plus décevante et faiblesse du yen) alors que lesplacements en valeurs américaines ont souffert de la faiblesse du dollar. Toutefois, les actions européennes sont vite reparties de l'avant, soutenues par les bonnes perspectives de résultat des entreprises dans un environnement mondial toujours favorisé par le boom économique des grands pays émergents et en particulier de la Chine.


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